Les 5 fondements de la naturopathie

La philosophie de la naturopathie se fonde, entre autres, sur les 5 éléments suivants :

Le vitalisme

Chaque être vivant (hommes, animaux, plantes) possède une énergie vitale, c’est-à-dire une « intelligence » naturelle de la vie, qui permet au corps de se construire, de grandir et de se réparer tout seul, lorsque que cela est nécessaire.

 

 

Par exemple, lorsque l’on se blesse et que l’on s’érafle la peau, notre corps est capable de se réparer tout seul, sans qu’on lui dise où agir ni comment faire.

C’est grâce à cette énergie vitale, l’énergie de la vie, invisible et insaisissable, que le corps est capable de vivre et de s’autoguérir ; la mort étant la perte totale d’énergie vitale.

Lorsque le corps possède tout ce qu’il lui faut pour fonctionner correctement (eau, vitamines, minéraux, repos, absence de stress chronique, etc.), l’énergie vitale est à son plein potentiel. Toutefois, avec notre mode de vie moderne, notre énergie vitale est difficilement à son plein potentiel. Heureusement, cela n’empêche pas de se sentir en forme.

Lorsqu’elle est vraiment basse, on peut alors se sentir fatigué, être plus sujets aux infections, on cicatrisera peut-être un peu moins bien, etc.  Il conviendra alors au naturopathe de déterminer la raison de cette baisse de vitalité et de la rétablir.

 

L’humorisme

L’humorisme se base sur la notion dhumeurs, c’est-à-dire l’ensemble des liquides qui irriguent le corps et baignent nos cellules.

Cela fait notamment référence au sang, à la lymphe interstitielle (liquide dans lequel baignent les cellules), à la lymphe circulante (dans les canaux lymphatiques) et au liquide intracellulaire.

Ces liquides sont très importants, déjà parce qu’ils représentent 70% du corps humain, mais surtout parce qu’ils ont un rôle de transporteurs. Ce sont ces liquides qui transportent les nutriments, mais aussi les déchets issus du métabolisme.

Il est donc important de veiller à ce que ces liquides circulent bien (importance de l’activité physique) et qu’ils soient de bonne qualité (ni de surcharge en toxines, ni de carences en nutriments, d’où l’importance d’une bonne alimentation et d’une bonne élimination, entre autres), car la santé des cellules et du corps dépend en partie de la qualité de ces liquides.

 

L’hygiénisme

C’est tout simplement l’art de vivre en accord avec les lois de la nature (parfois encore appelées les lois de la vie).

C’est bien beau, mais… c’est quoi les lois de la nature ?

Quand on entend le mot loi, on imagine tout de suite un juge, on pense à la justice. Dans ce cas précis, il n’y a pas de juge, juste la logique de la vie :

Si l’on ne dort pas assez… on est fatigué ; si l’on mange trop… on grossit, on se surcharge ; si on ne mange pas assez, on a faim, on se carence et on maigrit ; etc.

 

 

La nature nous a créé avec des fonctionnements et des besoins et l’on peut difficilement les ignorer sans en subir, à un moment donné, des conséquences sur notre santé. Nous avons été créés ainsi. A ce jour, il n’y a malheureusement pas de service après-vente si l’on souhaite ne plus avoir besoin de dormir ou ne plus avoir besoin de respirer.

Ainsi, nous sommes faits pour manger des aliments naturels, riches en nutriments, dans des quantités raisonnables et pour ensuite les éliminer, nous sommes faits pour bouger et non pas rester assis toute la journée sur une chaise, nous sommes faits pour dormir un certain nombre d’heures, nous sommes faits pour utiliser harmonieusement et intelligemment notre milieu naturel et profiter de tout ce qu’il a à nous apporter (lumière du jour, soleil, air pur, terre, eau…) et non pas pour être éclairé par un écran d’ordinateur, respirer de l’air pollué ou boire de l’eau polluée ou manger des aliments avec des pesticides.

L’hygiénisme c’est donc l’hygiène de vie au sens large : hygiène alimentaire, hygiène psycho-émotionnelle, hygiène du mouvement, hygiène énergétique et spirituelle, hygiène émonctorielle, etc.  Si l’on s’éloigne des lois de la nature et ne donnant pas à notre corps et à notre esprit ce dont ils ont besoin, on se rapproche de la maladie.

 

Le causalisme

C’est une façon de penser où l’on considère que toute chose, qu’elle soit bonne ou mauvaise, a une cause.

Le but du naturopathe est de trouver la cause et la cause de la cause, à la manière d’un détective. Ainsi, en naturopathie, on essaiera toujours de remonter à la source du problème, pour le traiter à sa base, sans se contenter d’uniquement faire taire les symptômes qui, par ailleurs, sont des manifestations nécessaires pour signaler qu’il y a un problème dans le corps et qu’il faut s’en occuper. La naturopathie n’a donc pas une vision purement anti-symptomatique.

 

 

Le causalisme pourrait être imagé de la manière suivante : il y a le feu dans un bâtiment, les alarmes à incendies le signalent.

Qu’est-ce qui vous semble le plus efficace ? Faire taire les alarmes ou éteindre le feu et s’assurer que l’on a trouvé l’origine du foyer afin que l’incendie ne reprenne pas ?

Dans le corps c’est pareil. Les symptômes (douleurs, inflammations…) sont là pour nous signaler la présence d’un problème. On peut les faire taire à coup de médicaments ou de plantes, mais tant qu’on ne trouve pas la cause et la cause de la cause, le travail est incomplet, voire parfois contre-productif, et le symptôme reviendra ou se matérialisera sous une autre forme.

Exemple, les boutons d’acné :

On peut tenter de mettre des crèmes, voire des huiles essentielles, mais sans un travail en profondeur on ne se débarrassera pas de l’acné si facilement. Il faut alors trouver la cause : s’agit-il d’un excès de toxines ? D’un foie un peu surchargé ? D’un déséquilibre hormonal ? D’une mauvaise hygiène alimentaire ? D’une routine non adaptée ? etc.

Dans tous les cas, une crème ou une huile essentielle pourraient fonctionner temporairement, mais si on ne règle pas le problème à la base, l’acné reviendra.

En médecine « allopathique », la pilule est souvent prescrite pour ce problème et souvent, tant que l’on prend la pilule, le problème semble sous contrôle. Malheureusement, l’acné revient (souvent en force en plus) à l’arrêt de cette dernière, si le problème de base n’a pas été corrigé, parce qu’elle ne faisait que de masquer la véritable cause du problème.

 

L’holisme

L’holisme consiste à prendre et à comprendre l’être humain dans son ensemble, c’est-à-dire aussi bien physique, qu’énergétique, que spirituel, que socio-culturel, … 

En naturopathie, la vision holistique est liée au causalisme. C’est pour cela que le naturopathe se renseigne toujours, lors de son questionnaire d’hygiène vitale, sur différentes thématiques, comme par exemple les liens que la personne entretien avec sa famille, ses amis, son partenaire, … ou encore comment est l’ambiance au travail, comment elle se sent dans son environnement personnel, quelles sont ses croyances, si elle s’octroie du temps pour ses loisirs… Autant de questions nécessaires pour comprendre la personne dans son ensemble et définir le plus largement possible la cause d’un éventuel déséquilibre. 

D’un point de vue plus physiologique, cela consiste également à faire le lien entre les différentes parties du corps lorsqu’il y a une problématique qui apparait. Le naturopathe ne s’attarde donc pas uniquement sur l’endroit qui pose problème, mais fait un tour d’horizon du corps pour voir si la source du problème n’est pas à un autre endroit.

Un mal de tête, par exemple, peut être aussi bien lié à une surcharge du foie, qu’à un manque de magnésium, qu’à une période de stress ou de surmenage, qu’à une personnalité nerveuse, qu’aux hormones, qu’à une mauvaise hydratation, etc. L’holisme est donc intrinsèquement lié au causalisme.