Les pulsions sucrées sont une plainte courante en naturopathie. Il existe plusieurs causes à ce phénomène. Dans cet article, nous en détaillerons cinq, cette liste est donc non-exhaustive. 

 

1. Une compensation émotionnelle

Le sucre est un « doudou émotionnel ». Depuis l’enfance, nous avons l’habitude de recevoir une petite sucrerie en tant que récompense, lorsque l’on voulait nous faire plaisir ou nous consoler. Il y a un lien très fort entre le sucre et le réconfort émotionnel qu’il procure.

Le sucre active également le circuit de la récompense, qui est un réseau de connexions neuronales dans lequel est émis principalement de la dopamine, la « molécule du plaisir ». Les neurones à dopamine sont impliqués dans le plaisir et le désir et peuvent expliquer certains de nos comportements, notamment les dépendances et les addictions. 

C’est la raison pour laquelle, au moindre stress ou déséquilibre émotionnel, on compense en mangeant du sucre. C’est un moyen de décompresser, de se procurer du plaisir, mais c’est également une saveur associée à la douceur, à l’enfance, … Le sucre est très réconfortant !  

Observez votre état émotionnel la prochaine fois que vous aurez une envie de sucre, vous risquez d’être surpris.

 

2. Une prolifération de candidas albicans

Le Candida albicans est une levure naturellement présente dans la flore de nos muqueuses. Lorsqu’il est en équilibre, il n’est pas pathogène. Toutefois, pour des raisons que nous aborderons dans un autre article, cette levure peut proliférer, se transformer en champignon et devenir pathogène, avec à la clé tout un ensemble de symptômes différents.

L’un de ces symptômes est justement une appétence pour le sucre. Le Candida a besoin de sucre pour se développer. Il va alors se mettre à produire des métabolites qui vont traverser la barrière intestinale et hémato-encéphalique (localisée au niveau du cerveau) et cela va nous donner envie de manger du sucre.

Oui, vous avez bien compris, le Candida peut manipuler votre cerveau pour que vous subveniez à ses propres besoins en sucre !

 

3. Une mauvaise organisation ou composition des repas 

Sauter des repas, avoir un repas qui ne comporte pas suffisamment de protéines ou de lipides, attendre d’avoir faim pour manger, prendre des repas ou des collations trop riches en sucre, consommer trop de produits industriels sucrés (mauvais sucre) … sont autant de raisons qui peuvent provoquer des envies de sucre en journée.

Prenons l’exemple du petit-déjeuner « à la française »

Composé principalement de pain ou de viennoiseries, sur lesquelles on vient tartiner de la confiture, du miel ou de la pâte à tartiner, que l’on accompagne d’un verre de jus de fruit et d’un bol de céréales…. C’est une bombe sucrée à retardement ! C’est encore pire si le pain ou les viennoiseries sont industrielles, car ils sont composés d’encore plus de sucre ! 

Résultat ? C’est la fringale ou le coup de pompe à 10 h et vous risquez de vous jeter sur des produits sucrés pour vous rassasier et vous redonner de l’énergie ! 

 

4. Un déficit en tryptophane – sérotonine  

 

Une compulsion pour le sucre vers 17h est probablement liée à une insuffisance en tryptophane – sérotonine.

Explication

La sérotonine est à la fois une hormone et un neurotransmetteur. Elle se fait appeler « hormone du bonheur » car elle régule l’anxiété, la dépression et l’humeur.

Plus largement, la sérotonine joue également un rôle sur l’endormissement, la satiété, la coagulation ou encore la gestion du stress.

Entre 80 et 90% de la sérotonine est produite au niveau intestinal, seule une partie infime est synthétisée dans le cerveau. 

Un pic de sécrétion de sérotonine a lieu en fin de journée, aux alentours de 17 h, car notre corps se prépare à la production de mélatonine et il a besoin de sérotonine pour cela.

Une insuffisance en sérotonine dans le cerveau incite le corps à demander du sucre, car le sucre augmente légèrement la production de cette dernière. Cela favorise donc les grignotages et les compulsions, surtout en fin de journée.

Si vous avez besoin d’un petit en-cas sucré pour finir votre journée avec plus de sérénité, penchez-vous sur votre assiette du petit-déjeuner et du repas du midi.

En effet, pour pouvoir produire des neurotransmetteurs en quantité suffisante, le corps a besoin d’acides aminés. Il existe une vingtaine d’acides aminés, dont 9 sont dits « essentiels », c’est-à-dire apportés uniquement par l’alimentation. Pour produire de la sérotonine, le corps a besoin de tryptophane, un acide aminé essentiel que nous sommes incapables de synthétiser. Il faut donc l’obtenir à travers l’alimentation.

Le tryptophane est un précurseur de la sérotonine, elle-même précurseur de la mélatonine. Si le petit-déjeuner ou le repas du midi ne contiennent pas suffisamment de tryptophane (ce qui est souvent le cas avec un petit-déjeuner à la Française), la suite des transformations aura du mal à bien se faire et la synthèse de la sérotonine et de la mélatonine sera insuffisante, ce qui risquera de donner lieu à des pulsions sucrées, des troubles de l’humeur, des troubles du sommeil, une perte de plaisir, une perte de motivation, etc.

Exemple de source alimentaire de tryptophane : viande et volaille, oléagineux (noisettes, noix, amandes, noix de cajou…), chocolat noir, oeufs, légumineuses, banane, riz complet …  Attention toutefois aux cuissons à forte température qui rend le tryptophane inactif.

 

Note : Pour que la transformation des acides aminés en neurotransmetteurs soit optimale, il est nécessaire de ne pas avoir de déficit en co-facteurs : fer, magnésium, zinc, vitamines B, vitamine D, sinon la synthèse est ralentie. 

Par ailleurs, un minimum d’activité physique durant la journée aide à l’optimisation de ces transformations.

Tous ces processus de transformation prennent plusieurs heures avant que la sérotonine puisse arriver au cerveau, voilà pourquoi il est important de manger des aliments riches en tryptophane au petit-déjeuner. 

 

5. Une habitude devenue une addiction

Le sucre est plus addictif que de la cocaïne ! Vous connaissez peut-être l’adage « le sucre appelle le sucre » ?  Ce dernier active la partie de notre cerveau qui répond aux dépendances et aux addictions.

Plus on consomme de sucre et plus on a envie de sucre. Cela peut vite devenir un cercle vicieux et entrainer des hypoglycémies réactionnelles qui se traduisent par une succession de coups de barre et de grignotages sucrés.

Malheureusement, comme nous l’avons vu, les petits-déjeuners « à la Française » sont riches en sucre et le cercle vicieux commence dès le matin. Pour s’en sortir, il faut commencer par changer ce que l’on consomme au petit-déjeuner et si possible se diriger vers un petit-déjeuner à tendance protéiné.

 

Travailler sur les pulsions sucrées en naturopathie

Pour travailler sur un problème de pulsion sucrées, il faut tout d’abord rechercher la cause. Comme toujours, chaque cause nécessite un traitement unique et différent.  Cette article ne détaille que 5 causes possibles aux pulsions sucrées, mais il en existe d’autres.

Un rééquilibrage total, de l’assiette aux émotions, en passant par la gestion du stress est bien souvent nécessaire.

 

Apprendre à se passer de sucre :

Il existe des alternatives au sucre, qui permettent de décrocher de l’addiction au sucre en douceur, en le remplaçant et en le diminuant petit à petit.

Attention, toutes les alternatives au sucre ne sont pas forcément saines, comme par exemple l’aspartame ou l’acésulfame-potassium, des édulcorants artificiels très controversés. 

Il existe également des plantes, des oligo-éléments, des huiles essentielles, … qui peuvent vous accompagner pour que le « sevrage » soit plus facile.

 


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